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Principe de suspension de Vanessa Bamberger

Nouvelle édition avec les 68 Premières Fois et cela pour la rentrée de Janvier 2017 dont voici la sélection totale :

Elle voulait juste marcher tout droit de Sarah Baruck, Albin Michel 
La sonate oubliée de Christiana Moreau, Préludes
La téméraire de Marie Westphal, Stock 
Les parapluies d’Erik Satie de Stéphanie Kalfon, Joëlle Losfeld 
Marguerite de Jacky Durand, Carnets Nord
Marx et la poupée de Maryam Madjidi, Le Nouvel Attila
Mon ciel et ma terre de Aure Attika, Fayard
Ne parle par aux inconnus de Sandra Reinflet, Jean-Claude Lattès 
Nous, les passeurs de Marie Barraud, Robert Laffont 
Outre-mère de Dominique Costermans, Luce Wilquin 
Presque ensemble de Marjorie Philibert, Jean-Claude Lattès
Principe de suspension de Vanessa Bamberger, Liana Levi
Quatrième de couverture :
« 10 % de talent, 90 % d’efforts. » C’est la devise de Thomas pour défendre son usine et ses salariés. Depuis qu’il a racheté Packinter, une PME de la filière plastique, il lutte pour conjurer le déclin de l’industrie dans sa région du Grand Ouest. Un hiver pourtant tout bascule, et il se retrouve dans la chambre blanche d’un service de réanimation, relié à un respirateur. A ses côtés,Olivia, se femme attend son réveil. Calme, raisonnable, discrète. Comme toujours. Dans ce temps suspendu, elle revit les craintes des ouvriers, les doutes de Thomas, les trahisons intimes ou professionnelles qui les ont conduits jusqu’à ce grand silence, ce moment où se sont grippés le mécanisme des machines et la mécanique des sentiments. Parce que la vie s’accommode mal de l’immobilisme, il faut parfois la secouer un peu, selon le « principe de suspension ».
Un premier roman juste et subtil sur le blues du petit patron et le fragile équilibre du couple.
Avis et commentaires :
Récit choral autour d’une multiplicité de faits économiques, sociaux et humains propres à notre époque parfaitement rendus dans un style, un rythme clair et bien enlevé.
Autour d’un personnage central, en la personne de Thomas, à la fois entrepreneur volontaire mais se voulant aussi pourvu d’un certaine fibre sociale et si humain. Au coeur d’une région déjà très sinistrée d’un point de vue économique, Thomas, après une carrière réussie dans les banques, pourvu d’une femme qu’il appréhende mal, de deux enfants qu’il n’a pas vu grandir, à l’historique parental délicat et avec ses propres drames intimes, va se trouver confronter à ce qu’il appréhende le moins ; les trahisons. Sur une période définie, c’est son histoire, ses interrogations, ses failles que le lecteur découvre au fur et à mesure par son récit mais aussi par ses très proches. A la fois critique sociétale, sociale et humaine, la galerie des portraits à laquelle nous sommes confrontés est tout en nuances, en subtilités mais aussi violente et implacable. C’est ce que va comprendre dans sa chair, dans son esprit et dans la mise en danger de son entreprise, le malheureux Thomas, sorte d’anti-héros moderne.
Un livre manifeste, prenant, parfait reflet de l’époque de crise morale et entrepreneuriale dans laquelle nous sommes. Les personnages sont parfaitement rendus, sans excès mais dans la juste mesure de leur rôle et leur spécificité. Un mode d’emploi pour se repérer dans une société qui en manque.
Merci pour cette découverte.
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 » Une enquête de l’inspecteur Korolev – Les Enfants de l’Etat » de William Ryan

http://www.breakabook.com/

Partenariat avec le forum « Have a break, have a Book » et les Editions « Entre 2 Terres » que je remercie pour cette découverte.

Quatrième de couverture :

Le capitaine Korolev, inspecteur de police à Moscou en 1937, savoure la visite longtemps attendue de son fils Yuri. C’est alors qu’un éminent scientifique est abattu, à proximité du Kremlin. Le soir où l’enquête est assigné à Korolev, Yuri disparaît et la mère de ce dernier n’est plus joignable. Malgré son inquiétude, Korolev poursuit ses investigations. Mais où qu’il aille, il est devancé et les documents qu’il cherche, raflés. Korolev comprend qu’il est au cœur d’un combat entre deux factions rivales de la police secrète, le NKVD. Pour découvrir la vérité, il lui faudra suivre la piste des enfants de l’Etat, ceux qui disparaissent sans laisser de traces.

Avis et commentaires :

Impression générale :

A l’issue de cette lecture, j’avoue avoir été séduit par le contexte dans lequel, William Ryan fait évoluer l’inspecteur Korolev ; à savoir une période charnière pour l’URSS ; Lénine mort en 1924, le Secrétaire Général du Parti Communiste de l’URSS ; Joseph Staline est en pleine puissance avec la multiplication des purges à tous les niveaux comme celle des déportations et cela grâce à la toute puissance de la NKVD (Commissariat du peuple aux Affaires Intérieures) véritable police politique. C’est peu dire que les temps étaient à la suspicion, la précarité des simples citoyens soumis à une misère quotidienne et que la milice dont est issu Korolev est au bas de l’échelle.  Déjà planent les ombres de Gorski, Trotski et du terrible Beria et les luttes fratricides des dignitaires de ce régime. On sait que soumis à toutes ces pressions parfois antagonistes, avec en plus la disparition de son fils et de son ex femme, Korolev aura bien du mal à conserver une certaine sérénité.

On est bien dans un schéma et un contexte politique à part et radicalement original par rapport au monde du polar et du suspense. La vie quotidienne des soviétiques est parfaitement rendue ici que ce soit pour les problèmes d’approvisionnement, de logement, de vêtements, les victimes le plus souvent d’une pensée politique sanguinaire et dictatoriale (dénonciations, méfiances, suspicions…)

L’enquête dans laquelle est plongée Korolev est assez bien menée avec un certain sen du suspense et du rythme, 2 meurtres différents dans leur exécution et dont on ne découvre les mobiles et la variété des assassins qu’au fur et à mesure de notre lecture. Intérêt du lecteur constant.

En ce qui concerne l’histoire et les personnages en tant que tel :

Le personnage central du livre ; Korolev, n’a pas le profil du héros sans peur, aidé par une police scientifique quelconque, on est en 1937, les moyens sont rudimentaires et il faut une bonne dose de bon sens et d’observation pour étoffer son enquête.  Il n’est pas soumis qu’à une seule hiérarchie, au contraire, la Milice si elle est crainte par le peuple n’est pas considérée sous le meilleur aspect par le seul pouvoir policier et politique la NKVD et c’est donc elle, à travers les colonels Korolev et Zaïtsev, qui tout deux luttent pour la place de l’autre, qui vont par des moyens peu avouables, manipuler, orienter et terroriser Korolev tout au long de son enquête. Il est aussi le père du jeune Youri (parfait petit pionnier communiste) et vit séparé de la mère de son fils en partageant son appartement, selon les critères de l’époque et du régime). Ces deux proches seront d’ailleurs autant de leviers (arrestation arbitraire, disparition) pour que Koralev dirige son enquête, assisté / surveillé par un adjoint issu de la NKVD selon les résultats attendus.

 Les victimes, les professeurs Azarov et Shtange sont pour le premier le patron d’un institut pseudo –scientifique dans l’éducation et l’orientation politique  de l’individu et pour le second en charge de vérifier les théories, financements et méthodes du premier. Leurs épouses respectives sont aussi centrales dans ce récit. Toute cette petite communauté de privilégiées (hébergés dans de luxueux appartements) vit à l’ombre du Kremlin et est plus que choyée (même provisoirement au gré des changements politiques) par le régime communiste. Azarov est le portrait type du « salaud » par son arrivisme, son sens de la dénonciation mais aussi ses méthodes radicales de traitement des adversaires du régime et  d’éducation scientifique des futurs petits socialistes du régime. Shtange peut paraître plus sympathique puisque totale opposition à Azarov même si ses motivations et leurs motivations communes restent à la botte de la NKVD et du régime autoritaire.                                                                 

Si les motivations pour assassiner ces deux hommes ne manquent pas (argent, influences, femmes,  vengeances, haines), le lecteur avec Koralev va surtout découvrir que ce sont les travaux et le traitement médical et scientifique appliqués, sans nul autre état d’âme que de servir le Parti, Staline et la NKVD qui sont les déclencheurs plus ou moins directs de cette succession de meurtres. Toutes les pistes sont possibles.

Enfin un autre élément et véritable communauté de ce livre ; celui de l’ancêtre de la maffia russe et les enfants orphelins ou issus des éléments jugés anti socialistes, véritable victimes d’Azraov. L’alliance de Koralev et de ces derniers permettra de nous livrer toutes les clés de cette enquête

En ce qui concerne le corps du livre :

Livre très bien présenté en 56 chapitres courts et aérés. Indispensables aussi les parties reprenant l’index des personnages (réel ou fictifs), les sources et cadres ayant servi à William Ryan de bâtir son intrigue ainsi que la part des choses réelles ou non reprise dans ce récit.

Une écriture claire, précise et un sens certain du suspense, une fois plongé dans cette lecture, je n’ai pas pu m’arrêter avant les dernières pages. Du factuel, du suspense, une base solide et documentés, un fond historique réel et relativement inédit (dans le genre je ne connais que Tom Rob Smith avec « Enfant 44 ») ce sont les éléments qui portent ce livre.

Paysages, véracité historique et personnages :

S’il n’y avait pas ce cadre historique et politique réel avec un certain équilibre entre personnages ou faits historiques (Staline, Molotov, Beria, Iejov), le contexte économique réel des années 37 en URSS, de véritables faits sociologiques (famines, une population démunie) et des détournements scientifiques (lavages de cerveau, traitements électriques, tortures), ce récit n’aurait pas de raison d’être aussi prenant pour le lecteur.

Challenge Boris Vian. Liste ouverte des participants

Challenge Boris Vian. Liste ouverte des participants.

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Ma Rentrée Littéraire Automne 2012 avec le Forum de Lecture « Entrée Livre »

C’est fin juin 2012 que j’ai eu le plaisir de me voir confirmer par Entrée Livre que j’étais retenu pour participer en tant que membre au jury des Lecteurs VIP à la sélection du ou des livres les plus appréciés de cette rentrée littéraire de l’automne 2012.

C’est ainsi que juste avant de partir en vacances un colis de 8 livres (relie, format PDF, première parution) m’ était adressé pour que d’ici fin août, j’en rende avis et commentaires avant la discussion et les échanges entre les lecteurs de ce panel pour attribuer à ceux ou à celui qui a le plus séduit, la mention Elu par le Jury.

Voici la liste des livres chroniqués :

– Metin ARDITI « Prince d’Orchestre ».

– Laurent GAUDE « Pour seul Cortège ».

– Sébastien LAPAQUE « La Convergence des Alizés ».

– CLARO « Tous les Diamants du Ciel.

– François CUSSET « A l’Abri du Déclin du Monde ».

– Wajdi MOUAWAD « Anima ».

– Jérôme FERRARI « Le Sermon sur la Chute de Rome ».

– Makenzy ORCEL « Les Immortelles ».

– Alessandro PIPERNO « Inséparables ».

Je me propose, ici, de retranscrire mes chroniques, par ailleurs publiées sur Entrée Livre.

* « Les Immortelles » de Makenzy ORCEL :


Premier livre lu en partenariat avec la librairie Décitre et son forum Entrée Livre dans le cadre de l’opération Coup de Coeur d’un Jury Public que je remercie particulièrement.

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Editions Zulma.

Livre de 134 pages.

Premier Roman de cet auteur.

Quatrième de couverture :

Aux lendemains du tremblement de terre qui a secoué Port-Au-Prince avec la même force destructrice que la bombe d’hiroshima, Makenzy Orcel a écrit « Les Immortelles » pour dire la folie de vivre malgré l’épouvante autant que pour livrer le plus insolent témoignage face à l’apocalypse.

Avis et commentaires :

Premier roman de cet auteur asse fulgurant, livre de 133 pages partagés en plusieurs chapîtres brefs, concis et d’une grande qualité d’écriture ; les images se bousculent rendues au mieux par le style de l’écriture de Makenzy. Fusionner la énième tragédie haïtienne avec sa ville martyre de Port Au Prince à travers une catégorie de sa population particulièrement importante ; ses prostituées, c’est le pari réussi de ce romancier.

Un écrivain (l’auteur ?) se voit proposer un marché simple par une prostituée ; mettre des mots sur sa douleur dans sa double recherche (?) de sa fille qu’elle a abandonné à regret et surtout sur celle qu »elle appelle « la petite » celle dont elle avait fait se fille de substitution, prostituée également, morte dans les décombres du dernier tremblement de terre alors qu’elle était enceinte et dans l’attente  des secours, tout cela en échange d’une passe.

C’est la voix d’une partie des grandes oubliées du seïsme qui dévasta Port-Au-Prince, leur parcours, leur misère, leurs joies, leurs affections mais aussi du méprise de certains de leur client.

C’est la trop courte biographie d’une de ces victimes anonymes des ruines de la ville, à la fois en rupture avec sa propre mère mais passionnée de lecture et avide de savoir.

Ce sont les histoires de vie de la prostituée qui est à l’origine de ce marché avec l’écrivain, un peu du rendu de ces vies anonymes bousculées par la vie mais pour autant libre de leur choix de vie, de leur métier

 Deux citations :

.. »la petite. Quand elle a sauté à bord de l’irréversible, elle avait l’âge des mots qui hésitent »

.. »tous les mots de mon corps ne sauraient suffire pour dire la douleur de la terre ».

Pour moi une lecture captivante et belle, d’une grande poésie.

* « Prince d’Orchestre » de Metin ARDITI :

Huitième lecture en partenariat avec le librairie Décitre et son forum de lecture Entrée Livre dans le cadre de l’opération Coup de Coeur d’un Jury Public que je remercie particulièrement ainsi que les Editions Léméac / Actes Sud.

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Quatrième de couverture :

Alors que chaque concert lui vaut un triomphe et qu’il se trouve au sommet de sa gloire, le chef d’orchestre Alexis Kandilis commet une indélicatesse dont les conséquences pourraient être irrémédiables. Sa réputation est ébranlée. Aux déceptions et revers qui s’ensuivent il oppose la certitude de son destin d’exception. Mais les blessures les plus anciennes se rappellent à son souvenir. L’insidieux leitmotiv des Kindertotenlieder, Les chants des enfants morts, de Gustav Mahler lui chuchote sans répit le secret qu’il voudrait oublier.

La chute est inexorable. Seules l’amitié ou la confiance de quelques proches semblent l’ouvrir à une autre approche de son talent, susciter en lui un homme nouveau, dont la personnalité glisserait de la toute-puissance à la compassion, de l’arrogance à l’empathie profonde. Se dessine peut-être une métamorphose… Roman haletant, parcours exalté, bouleversé par les véhémences de la musique, Prince d’orchestre est aussi une réflexion sur la part d’imprévisible que contient toute existence, sur la force du hasard et les abîmes de la fragilité humaine, sur les souffrances que convoque, apaise, et souvent transcende l’inépuisable fécondité de l’art.

Avis et commentaires :

Voilà un des auteurs que j’avais hâte de retrouver après avoir adoré « La Fille des Louganis » et « Le Turquetto ». Là aussi aucune déception, ce fut un nouveau régal de lecture autour d’un thème pouvant paraître ardu présenté à des non initiés, celui de la musique classique et de ses grands chefs d’orchestre.

L’âme et le souffle dédiés à la peinture dans « Le Turquetto » irradient à nouveau ce voyage dans l’âme tourmentée  d’un compositieur contrarié, devenu contre son gré intialement « le chef d’orchestre » reconnu et célébré internationalement. Comment chuter de son piedéstal en un temps record, en fait entre Avril et Décembre 1997, c’est la démonstration que va nous faire avec brio Metin Arditi.

Pourtant tout souriait à Alexis Kandilis au moment du début de ce roman, chef d’orchestre de très grand talent, millionnaire que toutes les scènes du monde comme les orchestres s’arrachent, il ne manquait, à ses yeux, pour couronner sa gloire et lui assurer une postérité historiqueque l’enregistrement de l’intégralité des oeuvres de Beethoven, le B 16 pour les initiés. Tout cela c’était encore le cas s’il n’y avait une blessure d’enfance jamais guérie, tout juste oubliée, qui ressurgit lors d’un de ses concerts par l’apparition d’un témoin de son passé et de son enfance et cela va alors définitivement provoquer une descente aux enfers et une issue tragiique et sanglante.

Une vanité et un orgueil démesuré mais surtout le doute s’immisçant dans la vie d’Alexis, mal marié, sous l’emprise d’une mère ayant contrarier sa vocation de compositeur qui, pour elle et les sacrifices qu’elle lui avait consenti était synonyme de misère, il va vouloir se faire reconnaître par un cercle de joueurs et joueuse de poker et milliardaires en tant qu’individu de même classe ne recueillant que mépris et pertes de jeu colossales (diaboliques Jeffrey Parernoster et Anne de Ferretti en maitresse malmenée).

En ajoutant à cela, une énième série de reproche à un des musiciens qu’il dirige, Alexis va connaître la vengeance musicale des pairs de ce musicien lors d’une représentation, le déstabilisant totalement et ainsi ruinant toute une carrière. Les derniers amis et amies du maître ont beau encore lui tendre la main pour qu’il se reprenne, son orgueil, démesuré,  le fait que sa maison de production musicale choisisse finalement un des ces concurrents pour le B  16 et une définitve emprise et addiction aux jeux d’argent du casino précipiteront définitvement cet homme à terre.

En plus de l’histoire de sa chute ce sont le monde de la musique classique, une certaine initiation musicale du lecteur de l’intérieur, le monde cruel de la concurrence entre les chefs d’orchestre, les relations parfois tendues entre les musiciens et leurs chefs, la dynamique de l’art musical qui nous sont ici, un peu découverts.

La scène finale est tout simplement majestueuse.

Pari à nouveau réussi par Metin Arditi.

* « Tous les Diamants du Ciel » de Claro :

Sixième livre lu en partenariat avec la librairie Décitre et son forum de lecture Entrée Livre dans le cadre de l’opération Coup de Coeur d’un Jury Public que je remercie particulièrement aisni que les Editions Actes Sud.

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Quatrième de couverture :

Propulsé dans le siècle du LSD et de la guerre froide après avoir mangé un morceau de “pain maudit” pendant l’été 1951 à Pont-Saint-Esprit, le jeune Antoine va découvrir un monde où l’improbable est réel et le réel improbable, et entamer un chaotique chemin de croix, qui le mènera des mirages du désert algérien aux sex-shops du Paris de l’après 1968.

Avis et commentaires :

Roman ? Enquète ? Fiction ? difficile là aussi de classer ce genre de livres tant les digressions sont nombreuses entre le récit de ces journées de 1951 où la ville de Pont – Saint – Esprit vit des centaines de ses habitants devenir fou après avoir mangé du pain d’une de ses boulangeries, du récit d’une partie de vie d’une junkie manipulée par la CIA en rupture de famille arrivée à New York, de la vie à Paris en 1969, des premiers pas de l’industrie des sex shop comme des manoeuvres de la CIA en Europe.

Un seul fil rouge à travers les trois personnages majeurs de ce livre ; Antoine Rossignol, la fénommée Lucy et l’agent spécial de la CIA Wen Kroy. Le lecteur va ainsi passer de chapitres en chapîtres à se demander où l’auteur veut en venir, si l’on referme ce livre avec une idée plus claire, on n’est même pas sûr d’avoir toutes les clés du récit.

Antoine, acteur sans le vouloir et victime de l’intoxication de Pont – Saint – Esprit va nous balader, à travers ses confidences (hallucinées ?) sur son récit de vie (mécano, militaire en Algérie, sous marinier…) ce qui permet à Claro de donner sa vision des grands évènements  sociaux, politiques et sociologiques entre 1951 et la fin des années 70. On le sait juste exalté, orphelin déphasé en quète quasi mystique ou tout simplement mythomane.

Quand aux autres personnages ; quelques mots ; Lucy, qui de statut de junkie à celui de délatrice pour la CIA de tous les lieux dans le monde où les USA veulent barrer le chemin au communisme et à la sédition et Wen Kroy, agent pervers de la CIA, spécialiste de la manipulation, sur tous les terrains nécessaires.

Vous l’aurez compris, outre le fait que probablement une seconde lecture s’impose, je me suis senti pour le moins un peu perdu dans ce récit même si je n’en ai jamais été refroidi.

* « La Convergence des Alizés » de Sébastien Lapaque.

Septième roman lu en partenariat avec la Librairie Décitre et son forum de lecture Entrée Livre dans le cadre de l’opération Coup de Coeur d’un Jury Public que je remercie particulièrement ainsi que les editions Actes Sud.

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Quatrième de couverture :

A l’équateur, où se rencontrent les vents des deux hémisphères, la convergence des alizés provoque des turbulences atmosphériques variées en poussant l’air à s’élever. Etudiante en géographie à l’université de Belém, Helena Bohlmann est fascinée par ce phénomène auquel elle a consacré des pages et des pages. Mais c’est par quelques mots seulement, je t’aime, je t’aime, je t’aime, qu’elle a signé sa disparition soudaine, laissant Zé, son amant, dans l’attente, l’anxiété, puis l’impérieux besoin de la revoir.

Forçant son naturel mélancolique, Zé quitte alors l’Amazonie pour Rio de Janeiro, l’ancienne capitale brésilienne, qu’il ne connaît pas. Guidé par son intuition et par des signes mystérieux, il est persuadé de retrouver Helena. La convergence des alizés est un jeu de pistes trompeur dans lequel une quarantaine de personnages incarnent tous les visages du Brésil sur un enivrant manège romanesque. Histoire, musique, politique, football, paysages : le pays entier se livre au lecteur comme un nouvel amour.
Et la jeunesse du Sud prend le pouvoir pour désigner les possibles de notre temps. Les surprises de l’amour, les bonheurs de l’amitié, l’érudition et la fougue animent l’écriture de Sébastien Lapaque, illuminant cette fusion ardente du romanesque et de la subversion.

Avis et commentaires :

Nouvelle publication émanant d’Actes Sud de plus de 337 pages à la fois puissantes et parfois complexes mais qui, pour les passionnés d’Amérique du Sud (et particulièrement du Brésil) sera un enchantement et un dépaysement magistral tant par les décors évoqués que l’âme, l’histoire, la sociologie de cette partie du monde.

Nouvel ouvrage où, si le lecteur veut assembler tous les fils des aventures ou histoires des très nombreux (parfois trop !) personnages rencontrés, il se devra de prendre le temps des notes et de la lecture et d’aller au bout du livre. Le modèle sociétal brésilien dans la diversité de ses habitants (amazoniens, citadins de Sao paulo, de Brasilia ou de Rio) est parfaitement rendu autour finalement de l’histoire et le parcours de zé, jeune homme à la recherche de celle qui fut sienne quelque temps  dans sa région amazonienne, la particulièrement complexe Héléna, jeune écologiste  passionnée et particulièrement engagée, qui le quitte un jour, brusquement.

A travers les rebondissements des personnages liés à ces deux héros centraux, c’est donc le modèle sociétal gangrené (drogue, politique, affairisme, atteinte à l’écologie) du Brésil qui est mis à mal mais aussi sa beauté et son mode de vie unique. On rencontrera des frères plutôt corrompus, un jeune présentateur TV très imbu de lui-même en plein succès, un vieux sénateur vicieux et corrompu mais aussi le philosophe Borges, le chanteur – écrivain  Chico Buarque, le tenancier d’un bar fan de football et philosophe très attachant et de jeunes activistes – idéalistes politiques écologiques.

Passionnant récit à la recherche de ce qui fait l’âme du Brésil et écriture de qualité mêle si le nombre de personnage est trop important et qu’on n’arrive pas tout de suite à comprendre où l’auteur veut nous emmener ni s’il y aura une chute ou non. Démêler tous les fils proposés dans ce récit peut s’avérer parfois fastidieux.

* « A l’Abri du Déclin du Monde » de François Cusset :

Cinquième livre lu en partenariat avec la librairie Décitre et son forum de lecture Entrée Livre dans le cadre de l’opération Coup de Coeur d’un Jury Public que je remercie particulièrement ainsi que lesEditions P.O.L.

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Quatrième de couverture :

Un jour de feu, comme si la ville avait toujours été à nous.

Un seul jour de feu, pour un reste de vie tiède.

Longtemps après, on vit sans nous, chacun pour soi.

Mais on se retrouve par hasard, une nuit entière, on retrouve nos forces, et un fantôme.

Notre temps à nous.

A l’abri du déclin du monde.

Avis et commentaires :

Roman des plus ardus, il faut vraiment passer le premier chapître (assez long du reste) pour le poursuivre, s’y intéresser et enfin comprendre que l’on n’est pas en présence de nouvelles différentes mais d’un récit choral.

Livre de 344 pages partagé en trois parties.

Partant d’une description topographique de Paris des plus longues lors de journées d’émeutes assez violentes qui faillir faire basculer le pouvoir en place vécues de l’intérieur par une bande d’amis, le lecteur  va découvrir chacun des éléments rendus à une vie plus calme (journaliste, urgentiste-fêtard, personne vaquant de groupement politiques en squat entre autres) puis leur retrouvaille quelques années plus tard avec une chute originale, la faille qui les a réuni.

Roman étrange en vérité, bien écrit mais parfois difficile à suivre, intéressant de voir une étude quasi sociologique de la naissance d’une émeute, d’un mouvement social de protestation pacifique et fraternel et bien sûr de certains des protagonistes.

Etude des comportements de ces protagonistes retombés dans une vie sociale et professionnelle (plutôt quelconque mais inaboutie) comme privée post révolutionnaire pour finalement arriver à une ultime partie dans leur retrouvaille  de ces derniers, qui outre, ces journées d’agitation ont vu leur vie s’orienter autour d’un évènement tragique qu’ils ont vécu ensemble.

 Intéressant donc mais sans excès.

* « Anima » de Wajdi Mouawad :

Quatrième livre lu en partenariat avec la librairie Décitre et son forum Entrée Livre dans le cadre de l’opération Coup de Coeur d’un Jury Public que je remercie particulièrement ainsi que les Editions Leméac / Actes Sud.

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Communiqué de presse des Editions Lémeac / Actes Sud :

Sa femme a été assasinée et violée. Wahhch se lance sur les traces du meurtrier, un Indien mohawk qui profane les plaies ouvertes dans le ventre de ses victimes. De cette poursuite du monstre, les animaux sauvages ou domestiques sont les témoins, se relayant pour prendre en charge la narration.

Vaste geste polyphonique, « Anima » tisse des liens d’une guerre à l’autre, d’un continent à l’autre. « Les vibrations du chagrin ne sont pas le propre de personne », remarque une abeille, et la douleur est la chose du règen animal la mieux partagée.

Seul l’humain, pourtant, a perverti sa nature au point d’être capable de consacrer son intelligence et ce qui lui reste d’instinct à terroriser, assujettir, torturer, et à en tirer jouissance. La prémeditation est le propre de l’homme. Ce n’est là que l’un des aspects de ce roman initiatique et animiste foisonnant qui explore les effrayants abîmes de la conscience en même temps que l’être-au-monde de l’humanité. On connaissait l’ardeur métaphorique du théatre de Wajdi Mouawad, on découvre avec fascination la singularité de son univers romanesque.

Avis et commentaires :

Roman ? thriller ? récit ?, difficile de définir ce premier livre mais au minimum c’est une oeuvre originale et d’une grande poésie.

Oeuvre de multiples voix et pour une fois ce sont les animaux sauvages ou domestiques  (chevaux, chiens, papillons, moustiques, araignée, souris…) qui nous rapportent le parcours suivi par Wahhch, marqué par la violence et le désespoir mais aussi par de belles rencontres entre le Canada et les USA , pour comprendre et se trouver face à face avec l’assassin de sa femme, tueur – violeur psychopathe et comprendre ce que ce meurtre a ouvert une porte encore plus terrible sur ses véritables racines.

Un être humain désespéré mais ordinaire confronté à la violence mais si proche du genre animal en quête de compréhension, pour faire son travail de deuil et qui au cours de ce récit fleuve, va découvrir l’indicible, ses véritables racines sur fond du massacre de Sabra et Chatila.

Jamais un auteur n’avait autant donné la parole aux espèces animales, les seules estimables dans ce livre, à part évidemment Wahhch dont on comprend à la fin de ce récit sa proximité et la mutuelle fraternité les unissant.

 Pour moi un coup de coeur, d’une grande sensibilité et unique dans sa forme sur les livres lus, à ce jour, de la rentrée littéraire de septembre 2012.

* « Pour Seul Cortège » de Laurent Gaudé :

Troisième roman lu en partenariat avec la librairie Décitre et son forum Entrée Livres dans le cadre de l’opération Coup de Coeur d’un Jury public que je remercie particulièrement ainsi que les Editions Actes Sud.

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Quatrième de couverture :

En plein banquet, à Babylone, au milieu de la musique et des rires, soudain Alexandre s’écroule, terrassé par la fièvre.

Ses généraux se pressent autour de lui, redoutant la fin mais préparant la suite, se disputant déjà l’héritage – et le privilège d’emporter sa dépouille.

Des confins de l’inde, un étrange messager se hâte vers Babylone. Et d’un temple éloigné où elle s’est réfugiée pour se cacher du monde, on tire une jeune femme de sang royal : le destin l’appelle à nouveau auprès de l’homme qui a vaincu son père…

Le devoir et l’ambition, l’amour et la fidélité, le deuil et l’errance ménentr les personnages vers l’ivresse d’une dernière chevauchée.

Porté par une écriture au souffle épique, « Pour seul cortège » les accompagne dans cet ultime voyage qui les affranchit de l’Histoire , leur ouvrant l’infini de la légende.

Avis et commentaires :

Valeur sûre confirmée par ce nouvel opus de Laurent Gaudé, souffle antique à l’image des pièces dramatiques grecques ou des auteurs français de tragédie comme Corneille ou Racine mais re visité par un écrivain moderne et en prose.

D’Alexandre Le Grand, on connaissait l’ambition, les conquêtes et les passions comme la rage et ses travers violents, Laurent Gaudé tente et réussit la gageure de nous faire vivre ses dernières pensées lors de son agonie et la période de transition entre celle-ci, son trépas et même ses pensées post morte m. Ce sont aussi les périples et les sacrifices de Drypteis, mère d’un des enfants d’Alexandre, du sacrifice d’Ericleops, ami fidèle d’Alexandre dans son projet de conquérir l’Inde, des guerres de succession de ses amis généraux à sa mort, du cortège accompagnant le corps d’Alexandre à sa dernière demeure, du ravissement de son corps et pour finir en une guerre fantasmagorique.

Jamais les personnages n’ont été si bien creusés dans leur profil psychologique, les images de la douleur aussi bien rendus, des paysages de l’Hindus, de la Perse ou de la Macédoine décrit. Sens de l’honneur, du devoir, splendeur du récit romanesque, du récit épique, tout est rendu parfaitement. Tout le livre est une splendeur, la fin est digne d’un film avec le combat des derniers fidèles d’Alexandre ; Tarkilias, Moxyartés, Aristonos, Af Ashra, Nactaba, le cavalier sans tête d’Ericleops et avec la vision de Drypteis ; sacrifice des derniers fidèles d’Alexandre en forme d’hommage posthume sur ce qui aurait du être l’ultime victoire de leur ami contre l’armée indienne.

 Livre lu d’une traite, d’un souffle tant je me suis senti porté par ce récit.

* » Le Serment sur la chute de Rome » de Jérôme Ferrari :

Nouveau roman lu en partenariat avec la librairie Décitre et son forum Entrée Livre dans la cadre de l’opération Coup de Coeur d’un Jury Public que je remercie particulièrement ainsi que les Editions Actes Sud

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Editions Actes Sud.

Livre de 204 pages.

Quatrième de couverture :

Dans un village corde perché loin de la côte, le bar local est en train de connaître une mutation profonde sous l’impulsion de ses nouveaux gérants. A la surprise générale, ces deux enfants du pays ont tourné le dos à de prometteuses études de philosophie sur le continent pour, fidèles aux enseignements de Leibnitz,  transformer un modeste débit de boissons en « meilleur des mondes possibles ». Mais c’est bientôt l’enfer en personne qui s’invite au comptoir, réactivant  des blessures très anciennes ou conviant à d’irréversibles profanations des êtres assujettis à des rêves indigents de bonheur, et victimes, à leur insu, de la tragique propension de l’âme humaine à se corrompre.

Entrant, par-delà les siècles, en résonance avec le sermon par lequel Saint Augustin tenta, à Hippone, de consoler ses fidèles de la fragilité des royaumes terrestres, Jérôme Ferrari jette, au fil d’une écriture somptueuse d’exigence, une lumière impitoyable sur la malédiction qui condamne les hommes à voir s’effondrer les mondes qu’ils édifient et à accomplir, ici-bas, leur part d’échec en refondant sans trêve, sur le sang ou les larmes, leurs impossibles mythologies.

Avis et commentaires :

Livre de plus de 200 pages dans un style littéraire assez précieux mais d’une grande richesse lexicale, partagé en 7 chapîtres dont les titres, à l’image de l’histoire rapportée, se répondent en écho et sont tirés du « serment de Saint Augustin à Hippone pour consoler ses fidèles de la fragilité des royaumes terrestres », ce sont ici les membres de la famille Antonetti et Pintus comme la petite communauté des habitués du bar de ce petit village corse où se déroule l’essentiel des événements qui verront leur petit monde grandir et exploser.

Ce sont plus particulièrement Marcel Antonetti, Matthieu Antonetti, Aurélie Antonetti et Libero Pintus auxquels s’attache Jérome Ferrari et son lecteur. Les moments de leur vie les plus cruciaux sont ici visités de l’intérieur avec pour scène principale le bar que Matthieu et Libero reprennent en main et re développent.. Le cadre choisi est la Corse, son histoire et sa culture sont merveilleusement rendus dans son immuable destin.

Outre les multiples rebondissements dans la gestion du bar de Marie Angèle, où se succèdent les gérants plus ou moins heureux ce sont les destins contrariés de Marcel qui voyait dans une carrière militaire la quête d’un destin glorieux mais qui ne le connut jamais, c’est aussi Matthieu né continental qui cherche à travers des études de philosophie (Leibniz) une raison d’être, mais qui finalement se perd en chemin avec la gérance de ce bar, celui de sa soeur Aurélie, archéologue sur les traces de Saint Augustin en Algérie se heurtant à la culture machiste, anti colionaliste de ce pays et enfin de Libero, ami sarde mais profondément insulaire, abandonnant ses certitudes après un master de philosophie dur saint Augustin pour bousculer et diriger Matthieu à travers la reprise du bar, peut-être celui le plus proche de la culture et de ses racines corses.

Récit très poétique parfois long dans la recherche d’une écriture quasi précieuse, c’est le récit de vie de cette communauté autour d’un bar, tout d’abord intimiste puis à la limite du bar à hôtesses dans ses bouleversements, ses amours  et ses jalousies puis finalement ses déviances pour finir en drame, intimement lié aux rapports entre Matthieu et Libero, leurs hésitations et leurs attentes les plus profondes.

J’avoue m’être parfois accroché pour poursuivre cette lecture mais ne le regrette nullement.

* « Inséparables » d’Alessandro Piperno :

Quatrième de couverture :

Inséparables, les frères Pontecorvo, Filippo et Samuel, l’ont toujours été. Comme  les petits perroquets qui ne savent vivre qu’ensemble. Les différences existent pourtant. L’aîné , paresseux patenté, collectionne les aventures. Le second, financier brillant, ne connaît en amour que des ratés. Et voilà que les destins s’inversent. Samuel subit un revers professionnel important tandis que Filippo conquiert une renommée innatendue? Une renommée que les médias amplifieront pour de mauvaises raisons. Encore une fois les Pontecorvo, vont devoir faire face au système médiatique.Alors que 25 années se sont écoulées, le passé refait surface et ramène au premier plan le spectre de Léo,leur père, l’hallali de la presse, le silence qui a tétanisé la famille, le rôle de l’inébranlable Rachel. Un passé qu’il est temps pour les Inséparables d’affronter, tout en slalomant dans leur propre vie.

Avis et commentaires :

La famille Pontecorvo, Rachel, la mère, les deux frères inséparables, Filippo et Samuel (le narrateur) connut le scandale alors que Léo, le père, médecin émérite, accusé à tort (on le verra en fin de livre) de pédophilie se réfugie dans le silence et le rez de chaussée, désertant le premier étage de la maison familiale. Sur cette base et le scandale, chacun va devoir construire sa vie privée et professionnelle sur le chaos. Pour Filippo, médecin mais plutôt indolent, c’est une engagement dans l’armée puis dans les ONG dans les pays en crise tout en cultivant son talent de dessinateur, qui au retour de sa dernière mission va rencontrer, Anna, fille unique, adorée de son père, homme aisé et l’épouser, pouvant ainsi vivre à leurs crochets, alors que sa femme se pique d’être actrice à la recherche de la reconnaissance. Pour Samuel, au contraire ce sont des études prestigieuses qui lui permettent de faire fortune dans la finance  puis dans le négoce du coton, sans vraiment réussir à trouver le grand amour, partagé entre deux femmes mais impuissant.

Au moment des faits narrés dans ce livre, Filippo, par hasard mais grâce à ses séries de dessins et d’un vague scénario de film tiré de son expérience d’humanitaire, alors même que son ménage bat de l’aile, connaît succès et fortune certes mais sous le coup d’une fatwa de musulman intégriste pour son film alors que son frère Samuel, mal inspiré et à l’aube d’un mariage peu souhaité, se retrouve ruiné.

Ce retour de destin, sur fond de religion et de tradition juive est aussi le récit de blessures intimes jamais guéries, rivalités / admiration entre les 2 frères, de l’effacement volontaire ou non du père.

Globalement peu de surprises dans cette lecture, pas déplaisante mais non passionnante. Texte bien écrit et bonne traduction.

Bon anniversaire

Bonjour et à nouveau bon anniversaire, tu t’en sors avec ton déménagement ? Je t’envoie le colis mardi ou j’attends encore un peu ?

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